Faut-il accepter la souffrance pour s’élever spirituellement ?

Beaucoup de maître spirituels ou de personnes reconnues dans le milieu de la spiritualité proposent l’acceptation de la souffrance comme voie d’élévation.

Je n’aborderai pas ici des notions de karma qui feront probablement l’objet d’un prochain écrit.

Avant que je t’expose mes réflexions à ce sujet j’aimerais qu’on parte sur de bonnes bases, à savoir la définition des mots. J’ai donc pris mon dictionnaire pour définir les mots acceptation, souffrance et élévation

Définition des mots : acceptation, souffrance et élévation

Voici ce que dit le dictionnaire Larousse.

Acceptation : Action d’accepter, de recevoir, d’agréer quelque chose ; consentement, accord.
Dans le contexte qui nous intéresse cela voudrais dire « Je donne mon accord pour souffrir afin de m’élever ».

La souffrance étant selon le même dictionnaire, le fait de souffrir, un état prolongé de douleur physique ou morale.

Quand à l’élévation, en voici la définition : Action de lever, d’élever quelque chose à une certaine hauteur. Ou encore, Action de construire, d’ériger. Et aussi : Fait d’élever quelqu’un ou de s’élever à une dignité, un statut supérieurs ; accession. Et enfin : Qualité de quelqu’un, de son esprit, qui atteint un haut niveau de sentiments ; noblesse de caractère.

J’ai choisi de donner toutes ces définitions car je trouve qu’elles sont représentative de notre envie d’évoluer vers le mieux. J’ai considéré Les autres définitions données par le Larousse non pertinentes puisqu’elles se rapportent aux contextes de l’armement, du bâtiment, des mathématiques, etc.

Donc si on s’en tient au sens de ces mots et aux principes largement partagés dans le milieu de la spiritualité : donner son accord pour souffrir permettrait d’évoluer vers une grandeur d’âme c’est à dire d’augmenter ses qualités morales et sa sagesse.

Je ne sais pas ce que tu en penses mais moi cette idée me pose un grand problème.

Ce que je sais de la souffrance

Lorsque l’on souffre ou qu’on est dans l’inconfort il est difficile voir impossible (selon le degré de la souffrance) d’utiliser ses capacités cognitives de manière efficace. Cela veut dire qu’on perd plus ou moins le bon sens et le discernement.

La souffrance crée une alerte qui lance dans notre système tout un tas de mécanisme cérébraux, nerveux, physiologiques, qui visent à nous ramener vers le confort et l’harmonie. Et parce que notre système considère que c’est intolérable que la souffrance et/ou l’inconfort continuent, nous devenons comme obsédés par la situation inconfortable ou de souffrance et nous focalisons dessus jusqu’à ce que l’harmonie soit restaurée.

C’est un mécanisme de survie et de préservation qui existe partout dans la nature. C’est le même genre de mécanisme qui déclenche par exemple l’alerte dans notre système immunitaire en cas d’attaque d’un virus. Le système de défense reste actif tant que le virus n’est pas éradiqué.

Mais je ne sais pas pourquoi, nous jugeons inacceptable ou inférieur que ce mécanisme agisse pour nous préserver de la souffrance morale ou de l’inconfort physique. Parce que nous considérons que nous humains, devrions nous soustraire aux mécanismes qui régissent notre nature, pour les besoins de notre évolution spirituelle.

Voici ce que je pense : si notre conscience a fait le choix de s’incarner dans la matière ce n’est pas pour poser une hiérarchie entre le corps et la conscience. Les deux sont sensés ne faire qu’un et fonctionner ensemble. Nous ne sommes pas sensés nous élever « au dessus du corps ».

Et si on se rappelle bien, ce genre d’idée fait référence à nos chers principes judéo-chrétiens qui ont la fâcheuse tendance à imprégner si on n’y prend garde, la vision que nous avons de la vie et même d’une spiritualité qui se veut pourtant non religieuse.

Je ne m’exprime pas ici pour fustiger qui que ce soit. Je viens simplement poser une question « et si on avait tort de penser qu’il faut accepter la souffrance pour s’élever ? et si on se trompait ? »

Le problème de l’acceptation de la souffrance

Je crois qu’il ne faut pas confondre les mécanismes de préservation de la vie et de l’harmonie, avec les mécanismes de résistance au changement ou d’évitement de nos émotions. Nous avons tendance à confondre accepter la souffrance et accepter d’avoir des émotions

Il est normal que le réflexe de tout organisme vivant soit de réagir à la souffrance ou à l’inconfort par l’évitement. C’est d’ailleurs cet évitement qui donne lieu à des adaptations et à une évolution harmonieuse. C’est parce que nous avons normalisé la souffrance que nos stratégies d’adaptations consistent maintenant à faire en sorte de survivre malgré la souffrance, en acceptant de rester dedans.

Pour moi la solution n’est pas d’accepter la souffrance. La solution est d’apprendre à reconnaître et légitimer les signaux de souffrance que sont les douleurs physiques et morales, c’est à dire nos émotions et sentiments. Car ils nous indiquent la direction de l’harmonie. Nous avons construit des systèmes sociaux qui prônent la résistance à la souffrance parfois même jusqu’à sa négation. Un fabuleux gaslighting global que bien souvent on s’inflige bien avant que les autre ne le fassent, tellement c’est intégré à nos éducations.

Petite parenthèse pour expliquer ce qu’est le gaslighting : c’est une expression en anglais désignant une stratégie de manipulation qui consiste à faire croire à la personne manipulée que sa perception des situations est erronée voir complètement délirante. Par exemple quelqu’un qui va te dire que si tu ressens de la tristesse c’est que tu es trop sensible. Sous-entendu c’est toi le problème et non pas la parole blessante que t’a adressé cette personne.

J’en reviens à mon sujet : nous avons donc construit des sociétés où on ne doit pas montrer qu’on souffre sinon cela veut dire qu’on est faible et donc passible de rejet du troupeau. C’est un peu caricatural mais c’est assez représentatifs des principes qui régissent nos systèmes occidentaux basées sur la rentabilité et la performance.

En installant ce genre de principes moraux, on a complètement biaisé le mouvement naturel de préservation de la vie qui agit spontanément en nous. Au lieu de mobiliser nos ressources pour préserver l’harmonie et donc la vie qui est en nous, nous les mobilisons pour préserver l’image d’un être humain invulnérable et nous avons fait de cette invulnérabilité une condition de survie sociale ! Nous forçons nos mécanisme de préservations à nous sauver du rejet d’une société malade d’une perfection mécanique il faut bien le dire, en nous contraignant à être des machines performantes. Et ce faisant nous allons à l’encontre de notre mouvement naturel qui est d’éviter la contrainte et la souffrance.

Vouloir ne plus souffrir est normal. Vouloir faire avec c’est détraquer notre équilibre.

Revenons un instant à cette notion de souffrance. Tout à l’heure je disais que nous avons tendance à confondre l’expression d’une émotion et la souffrance en elle-même. L’émotion n’est pas la souffrance. L’émotion est un signal qui nous informe qu’il y a quelque chose qui nous fait souffrir.

Reconnaître que quelque chose nous fait souffrir ne devrait pas aboutir à accepter cette chose. Dans un élan de préservation de la vie et de l’harmonie, nous devrions plutôt chercher une stratégie pour faire cesser ce qui cause la souffrance. On voit donc ici qu’il ne s’agit nullement d’acceptation mais bien d’un refus.

Refuser la souffrance revient à rechercher l'harmonie. Ce n'est ni une fuite, ni une faiblesse.
C'est le mouvement naturel de la vie qui nous pousse à une action juste : celle de revenir à l'harmonie.
Citation - lavoiedouce.com

Souffrance et diabolisation du mental

Bien souvent on entend que c’est l’identification au mental qui nous éloigne de l’élévation de conscience. Le mental désignant ici le foisonnement de pensées automatiques déclenché par des émotions désagréables.

Je trouve que c’est une accusation un peu rapide. Il faut je pense reconnaître le géni de la nature. De NOTRE nature. Notre cerveau est incapable de créer, d’élaborer, de réfléchir quand nous vivons de la peur. Cela veut dire que la peur altère notre conscience. Et c’est là qu’on peut être tenté de dire que la peur, qui engendre des pensées répétitives et peu réfléchies, est l’ennemi. Ce sont ces pensées sur lesquelles il nous semble ne pas avoir de contrôle qui sont souvent désignées en spiritualité par « le mental ».

En réalité la peur ou le mental ou l’égo selon le nom qu’on veut lui donner ne fait que nous signaler un déséquilibre, un danger ou une prise de risque inutile. Pourquoi ne pas l’écouter, essayer de comprendre ce qui a déclenché l’alarme, plutôt que de vouloir absolument la faire taire ou l’écarter ? En faisant cela nous allons finalement contre notre nature.

Si nous acceptons que notre vie a autant de valeur et de perfection que celle d’un arbre, et que nous avons à cœur de respecter la nature autour de nous, de la laisser s’épanouir dans ce qu’elle est, alors nous serons d’accord pour nous autoriser nous aussi à nous épanouir dans ce que nous sommes, dans notre perfection naturelle, avec nos peurs et nos incertitudes.

Nous sommes des êtres dotés d’un système de navigation ultraperfectionné, qui nous permet de savoir avec précision dans quelle direction évoluer. Encore faut-il savoir s’en servir.

Notre système de navigation est composé de notre capacité d’analyse, c’est à dire le fameux mental, et de nos émotions et sensations corporelles qui viennent rappeler à notre mental les principes de survie élémentaires, lorsque celui-ci est trop occupé à créer et à réfléchir pour se rendre compte qu’il s’écarte du chemin de l’harmonie. Comme dans tout système, si un seul élément est défaillant ou retiré, c’est tout le système qui dysfonctionne.

Notre mental n’est pas l’ennemi au dessus duquel il faudrait s’élever. Il fait partie du système. Notre réflexion analytique permet par exemple d’interpréter les signaux corporels et émotionnels pour savoir quelle stratégie adopter pour revenir à l’harmonie.

L’hypothèse du traumatisme

Ce que l’on appelle souvent « mental » ou « ego » dans le milieu spirituel c’est en fait un mécanisme bien particulier de notre système cognitif. Ces pensées répétitives de peur ou de préoccupations désordonnées sont le symptôme d’un système de navigation qui a été déréglé à force que soient ignorés les signaux d’alerte à l’inconfort et à la souffrance.

Ce mental qui tourne en boucle c’est ce qu’on observe par exemple dans la situations de stress post-traumatique ou dans le cas d’autre troubles mentaux.

Ces ruminations incontrôlables qui s’imposent à nous, avant de devenir gravement pathologiques, servent :

  • soit à faire diversion pour faire baisser le stress, la pression, nous déconnecter de la réalité douloureuse que l’on vit,
  • soit il s’agit de la réminiscence répétitive d’un choc que l’on revit tant qu’il n’a pas été traité,
  • soit c’est une tentative désespérée de notre système pour trouver une solution au problème que nous nous évertuons à considérer comme « pas grave » en ramenant notre réflexion dessus de façon répétitive.

Et nous prenons à tort cela pour notre état normal, un état naturel que nous devrions maîtriser si nous voulons élever notre conscience.

De mon point de vue c’est plutôt un état doucement pathologique qui s’est installé à force de maintenir dans nos vies depuis des générations, des conditions de stress et de souffrance qui devraient être inacceptables et surtout non acceptées. Un peu comme si nous étions tous en état de stress post-traumatique latent.

Pourquoi faut-il refuser la souffrance

Accepter la souffrance selon moi ne permet pas d’élever sa conscience ni de réparer les dysfonctionnements de notre système de navigation. Cela ne sert en rien la conscience, ni l’amour. Cela ne fait que nous maintenir dans une habitude au stress, à la pression, à l’inconfort, à la douleur, et à saper notre capacité à nous révolter contre les pressions qui nous habitent et nous entourent. Selon moi c’est précisément cela qui nous empêchent d’inventer et de mettre en place les systèmes vertueux qui respectent la vie dans toute sa diversité, y compris au sein de l’espèce humaine.

Nous avons le droit aux émotions, elles sont l’impulsion à cette révolte. Là aussi la nature nous montre l’exemple : c’est parce que la pression augmente que le volcan finit par exploser. C’est parce qu’elle est contrainte par des digues et barrages que la rivière finit par déborder.

Mais refuser la souffrance ne passe pas forcément par la résistance et le combat. Cela revient plutôt à l’éviter systématiquement, comme on évite spontanément quelque chose qui ne nous intéresse pas.

A contrario accepter la souffrance c’est comme se forcer à aller voir systématiquement des films d’art et d’essai alors qu’on sait qu’on préfère les comédies romantiques. Ou inversement. Je n’ai rien contre aucun de ces genres cinématographiques.

Et donc non seulement on se forcerait à aller voir un genre qui ne nous intéresse pas mais en plus, selon ces principes d’acceptation spirituelle il faudrait s’entraîner à faire comme si cela ne nous dérangeait pas et se concentrer sur sa respiration en ignorant copieusement ce que notre agitation mentale essaye de nous dire.

Je trouve ça vraiment incompréhensible que la spiritualité qui est sensée nous faire cheminer vers plus d’amour et d’harmonie, voit dans cette acceptation de la souffrance une voie d’épanouissement.

Je ne dis pas que tout le monde pense comme ça dans le milieu de la spiritualité mais c’est un principe qui est si largement diffusé et qui a toujours sonné pour moi comme un contre-sens pour ne pas dire une aberration. Même si j’ai moi aussi essayé de m’y plier. C’est justement dans cette tentative de conformisme que j’ai commencé à me questionner. Et les réponses que j’ai reçu à travers mes capacités médiumniques étaient tellement différentes du discours dans lequel j’étais baignée que j’ai mis des années à oser partager ces idées.

Je me refuse à croire que l’amour et la grandeur d’âme puissent s’épanouir dans la souffrance. Tout simplement parce quand on souffre on n’est même plus capable de regarder l’autre, de donner, d’ouvrir son cœur, de partager. Et quand la souffrance est trop longue, trop dure, elle peut si facilement donner naissance à des violences, à des conflits, à des incompréhensions. Comment cela peut-il aider notre âme à évoluer ?

Pour terminer voici un texte que j’ai reçu il y a plusieurs mois en écriture médiumnique, en réponse à mes nombreux questionnements sur la souffrance. Ce texte ouvre la réflexion sur un autre principe spirituel largement répandu et questionnable lui aussi : la lumière (en tant que principe positif) ne peut pas exister sans l’ombre (considérée comme le principe négatif).

Texte transmis par les anciens : les nuances infinies du bonheur

« Pourquoi penser que nous sommes incapable d’apprécier la joie si nous n’avons pas connu la peine ? Pourquoi penser que la lumière ne peut exister sans l’ombre ?

Mais en premier lieu, pourquoi penser que l’ombre est l’opposé de la lumière.

La force d’amour qui a créé l’univers n’a pas créé la lumière et l’ombre pour qu’elles s’opposent l’une à l’autre. Ce sont deux espaces complémentaires, deux possibilités de vivre l’amour, de l’exprimer, de l’expérimenter.

Ce que l’humain incarné considère, c’est que l’ombre est le côté dangereux, effrayant et douloureux et que la lumière est le côté bienveillant, joyeux et positif. Pourquoi une telle différence de perception ? Parce que la peur s’est invitée dans l’équation.

Mais la peur peut aussi faire percevoir la lumière comme brûlante, aveuglante et destructrice. Car en fait ce qui change tout, c’est la perception et l’interprétation de celui qui regarde et raconte aux autres ce qu’il voit.

On a peur quand on est dans l’ombre parce qu’on imagine le danger qui rôde. Sans cette anticipation on se contenterait de goûter le plaisir d’un ciel étoilé, du bruit des animaux nocturnes, ou simplement du repos après une journée bien remplie.

La conscience d’amour pur a créé la vie et tout ce qui la compose par amour et pour l’amour. Tout ce qui existe est amour au départ.

En oubliant cela, l’humain incarné s’égare dans des interprétations qui justifient la souffrance. La souffrance n’est pas un produit de l’amour. C’est ce qui se produit quand on oublie qu’on incarne l’amour et qu’on est entouré et protégé par l’amour.

L’ombre ne devrait pas être associée à ce qui est négatif. L’ombre est un écrin pour la lumière. Veloutée, douce, discrète, l’ombre offre un espace de repos et d’émerveillement. Un espace de réceptivité. Un autre façon pour la conscience de se vivre et de s’exprimer. Par le rêve par exemple…

Pour en revenir au sujet initial : sommes nous capable d’apprécier la joie sans avoir connu la peine ?

Pensez-vous qu’un nouveau né n’apprécie la vie que parce que sa naissance a été difficile pour lui ? Croyez-vous que c’est parce que le bébé a connu l’inconfort d’avoir faim qu’il est capable de rire ?

Observez les enfants. Pour eux la vie est une fête permanente. Jusqu’à ce que quelque chose perturbe l’harmonie. Par exemple lorsqu’il faut attendre pour manger alors que le corps qui est en vie a besoin de nourriture dans l’instant présent. Lorsqu’il faut attendre pour jouer ou pour dormir. Tout au long de la vie et depuis la naissance on s’impose des grilles, des normes et des règles qui perturbent l’harmonie naturelle de la vie que nous incarnons. Si tout cela n’existait pas nous resterions joueurs et émerveillés comme des enfants.

Justifier la présence de la douleur, de la difficulté, de la souffrance en disant que c’est ce qui nous permet de goûter la joie, le plaisir et le bonheur c’est considérer la conscience comme immature, incapable d’apprécier les nuances de la joie, du plaisir et du bonheur. La conscience est amour. Il n’y a pas de limite à sa perception de l’amour lorsqu’il se manifeste dans la matière.

Lorsqu’on est vraiment heureux on n’a pas envie que cela s’arrête. On ne s’ennuie pas du bonheur. Le bonheur nous rend libre car il écarte les limitations que sont la difficulté et la douleur. Ainsi nous pouvons créer encore plus de belles choses et partager encore plus d’amour.

Justifier la douleur en disant qu’elle nous permet de mieux apprécier le bien-être c’est oublier que la liberté est un élément essentiel à la vie. Quand la vie est libre elle s’épanouit. Les herbes qui poussent entre 2 solides briques le savent. Ça n’a pas été dur pour elles de pousser. Elles n’ont pas eu à lutter ni à forcer. Elle ont utilisé l’espace de liberté disponible. Et une fois à l’air libre, si on les laisse faire, elle finiront par écarter progressivement les briques pour agrandir cet espace de liberté et devenir un bel arbre ou un joli buisson. Sans forcer, sans contrainte et sans guerre. Et surtout sans douleur.

Alors demanderez-vous, pourquoi la douleur existe ? Elle existe pour nous avertir de la disharmonie. Elle existe pour nous dire qu’il faut faire quelque chose pour la faire cesser.

Ne sachant pas cela il a fallut lui donner un sens alors l’humain incarné lui a donné une raison d’être. Mais nous qui ne sommes plus incarnés et qui avons vécu cette expérience nous savons qu’il est possible d’adopter une autre stratégie que l’acceptation ou la lutte. Dire non à la douleur, à l’inconfort, à la souffrance. Leur tourner le dos et utiliser notre créativité pour inventer des moyens de ne plus l’expérimenter. Nous avons plein de solutions à vous inspirer mais avant vous devez apprendre à vous défaire de ces idées car c’est seulement lorsque vous croirez que le bonheur permanent est possible que vous percevrez ces inspirations que nous vous soufflons.

Essayez de vivre une journée dans laquelle vous supprimez ou éviter la moindre contrainte, le moindre inconfort. Faites le test un dimanche par exemple et constatez comme votre joie et votre bien-être sont exponentiels. Il n’y a pas de limite à la joie car c’est le langage de l’amour. Si vous vous laissez libres de ne vivre que des plaisirs vous n’aurez plus l’impression qu’il est nécessaire de traverser des épreuves pour mieux apprécier une vie heureuse.

Nous savons que vous avez plein de questions sur comment fonctionner ainsi dans un monde qui impose des lois et des contraintes. Nous y reviendrons dans une prochaine transmission.

C’est parce que nous avons construit nos sociétés avec ce postulat de la souffrance inévitable que nous avons créé et accepté des solutions aux effets secondaires dévastateurs.

Si nous avions eu l’exigence de n’accepter que l’harmonie, nous ne serions pas actuellement dans ces systèmes contraignants. »

Merci aux anciens pour ce message et à bientôt pour d’autres partages 💖


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