Mieux vivre l’attente et l’incertitude imposées par le burn-out

J’écris cet article en me centrant sur le burn-out, mais il pourra parler aussi à des personnes qui sont immobilisées au lit pour cause de longue maladie ou suite à un accident, dans le cas où la douleur est prise en charge de manière efficace.

Je trouve très difficile d’accepter d’être immobilisée quand le monde autour de soi continue de tourner. Mais c’est encore plus difficile de voir son monde intérieur s’arrêter de tourner, surtout quand on a habituellement une vie intérieure foisonnante.

Lorsque la fatigue me prend la tête, que je ne peux plus réfléchir clairement, m’exprimer clairement, faire fonctionner ma créativité et laisser mon cerveau arborescent bondir d’une idée à l’autre, quelle torture !

Et si ma tête fonctionne et que c’est mon corps qui refuse de fonctionner, je me retrouve à tourner en rond dans ma tête, me heurtant à la frustration de ne rien pouvoir concrétiser.

Mon être a été tellement malmené qu’il refuse que je lui impose un autre rythme que celui de sa guérison, de sa reconstruction. Mon corps a repris le contrôle et je suis obligée de me soumettre à ses besoins, peu importe mes envies.

C’est une torture pour moi de voir ce printemps qui émerge et de ne pas être en mesure d’aller me promener sous les arbres. C’est ma saison préférée et je suis bloquée dans mon lit à écouter des heures de vidéos de gazouillis d’oiseaux, de forêts bruissantes et de ruisseaux glougloutants pour satisfaire mes envies de nature.

Heureusement, il y a ce blog sur lequel je peux m’exprimer librement. Je jette mes mots ici comme une bouteille à la mer en espérant qu’ils m’ouvriront de nouveaux horizons moins solitaires et plus vastes que les quatre murs de ma chambre.

Laisser passer les vagues émotionnelles

Je crois que la première chose qui m’a aidé à accepter l’immobilisme et l’incertitude, c’est de comprendre qu’il est normal dans cette situation de ressentir de l’impatience, de l’insatisfaction, de la frustration et une forme de tristesse qui confine au deuil de tout ce que notre corps refuse de nous laisser faire (peindre, danser, courir, se laver, être libre de ses mouvements et de ses envies).

Avant cette prise de conscience, je considérais chaque vague émotionnelle comme le signe qu’il y avait un problème, que rien n’avançait, que je ne m’en sortirais jamais. Ces vagues émotionnelles sont normales. L’humain est fait pour explorer, créer, communiquer, aimer. Quand il ne peut pas le faire, il en souffre et c’est normal.

Donc voilà, lorsque ces vagues de frustration se présentent, je les laisse s’exprimer. Je m’autorise à pleurer, à dire (ou écrire dans mon journal) que j’en ai marre, que je trouve ça injuste, que ça dure trop longtemps, etc.
Puis je m’autorise le réconfort le plus immédiat qui me vienne. Il prend souvent la forme d’une gourmandise bien régressive. Mais avant d’en arriver là, je dégaine mes Fleurs de Bach et mes musiques aux fréquences apaisantes.

mes stratégies d'apaisement en cas de tempête émotionnelle
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Une fois la vague passée, je me sens apaisée et je retrouve peu à peu un état d’esprit plus optimiste. Je ne force rien, car à force de vivre ces moments, j’ai bien constaté que la positivité revient d’elle-même si je m’autorise à laisser l’émotion s’exprimer puis que je m’apporte du réconfort. Le temps du retour à l’optimisme est par contre variable, sans que je sache vraiment dire pourquoi.

Faire illusion pour accepter ce que je n’arrive pas à faire

Lorsque j’ai envie de faire quelque chose qui est trop fatiguant pour moi, j’essaye de trouver le besoin caché derrière cette envie et de satisfaire ce besoin par d’autres moyens plus légers et plus doux.

Par exemple, mes envies de travailler cachent souvent un besoin de contribuer à aider d’autres personnes. Normal puisque je suis thérapeute holistique. C’est d’ailleurs en cherchant quel moyen de contribuer était à ma portée que j’ai eu l’idée de ce blog personnel.

Un autre besoin très fort chez moi est le besoin de créer. Mon appartement est rempli de boîtes contenant toute sorte de matériel pour peindre, coudre, broder, dessiner, créer des bijoux, des chapeaux, et j’en passe. Lorsque l’envie me prend de créer et puisque je n’ai pas la force de sortir mon matériel pour me lancer dans une œuvre quelconque, je me rabats sur des coloriages pour adultes, ou alors, je prends mon carnet de dessin et je fais des ronds, des carrés, des formes aléatoires plutôt du genre dessin intuitif, juste pour sentir ma main produire quelque chose. J’y mets des couleurs et ça me soulage.

Lorsque l’envie me prend de nettoyer ma maison (qui cache le besoin d’être dans un environnement propre et agréable), je choisis de m’occuper d’un tout petit espace, facile à nettoyer ou à ranger (le lavabo de la salle de bain, un petit carré de plan de travail dans la cuisine, ma table de nuit) ou je décide de rentrer 5 objets dans le lave-vaisselle. Et si vraiment je n’ai la force de rien, je pulvérise un peu de désodorisant qui « sent le propre » ou je mets une vidéo de feu de cheminée.

Je crois que tu as compris le principe, il s’agit de s’occuper du besoin plutôt que de l’envie, et de trouver la plus petite façon de le satisfaire sans que cela soit une source de fatigue supplémentaire. Cela permet de faire diminuer la frustration et d’espacer les vagues émotionnelles dont je parlais précédemment.

Cultiver la patience et la confiance

Le meilleur moyen que j’ai trouvé de à l’incertitude et de cultiver la patience a été de développer ma confiance en la vie. J’ai évoqué dans un précédent article la loi naturelle de l’homéostasie :

clique l’image pour lire cet article

Cette loi m’a appris que quoi qu’il arrive, si j’ajuste mes actions sur le mouvement de la vie, je ne peux qu’aller vers le mieux.

Aussi, chaque jour je consulte mes cartes oracles pour vérifier que je ne fais pas obstacle au mouvement de la vie, savoir si je suis toujours sur les bons rails, recevoir des conseils et des orientations, recevoir également des encouragements et des idées pour atténuer mes frustrations, répondre à mes besoins, savoir à qui demander de l’aide.

Et même sans cela, c’est assez simple : lorsque les choses commencent à devenir chaotiques, j’en déduis que je me suis quelque part opposé au mouvement naturel de la vie et je reprends mes cartes pour savoir comment revenir à l’harmonie.

Quand j’évoque ici le mouvement de la vie, il ne s’agit pas de quelque chose d’extérieur à moi. Étant un être vivant, le premier mouvement de vie que je dois respecter est mon mouvement intérieur. En respectant ma propre nature telle qu’elle est à l’instant présent, je m’assure de ne pas me heurter à des obstacles contraignants et douloureux et ainsi, j’optimise les mécanismes d’autoguérison et de régénération de mon corps.

Concrètement dans mon cas cela veut dire :

  • pas d’efforts
  • pas de changements radicaux
  • chercher toujours ce qui est facile et doux pour moi
  • éviter toute toxicité relationnelle
  • me faire plaisir à chaque fois que je peux sans me juger ni minimiser les petites joies du quotidien
  • ne pas forcer ma guérison en accumulant les thérapies, faire confiance à mon corps (un type de thérapie à la fois)
  • cultiver la pleine présence et vivre à l’instant présent

Et dans la pratique cela veut dire :

  • oser dire non
  • proposer des compromis respectant les besoins de chacun
  • déculpabiliser de ne pas être dans l’effort ou la performance et de placer ma santé et mon bien-être en priorité
  • être à l’écoute du moindre signal de bien-être et de confort pour pouvoir répéter une autre fois le stimulus qui l’a provoqué
  • être à l’écoute du moindre symptôme d’inconfort ou de fatigue et savoir s’arrêter à temps pour éviter de provoquer un effondrement émotionnel
  • accepter de faire une chose par jour et que mon rythme soit lent et en informer les personnes qui viennent à moi avec des demandes
  • aborder les situations au fur et à mesure qu’elles se présentent sans anticiper le futur

Suivre cette philosophie de vie (mélange de wu-wei, de psychologie positive et de pleine conscience), me permet non seulement de maintenir un équilibre et une forme de bien-être malgré la fatigue intense et le poids de l’immobilisme, mais aussi de garder vivante en moi la conviction d’une issue positive. Il est plus facile de patienter dans ces conditions qu’en ressassant des idées noires.

Si tu es dans une situation similaire à la mienne (burn-out ou autre), j’espère que cet article t’aura inspiré pour trouver la paix en attendant la guérison. N’hésite pas à partager toi aussi tes astuces et stratégies dans les commentaires ci-dessous.

À bientôt pour d’autres partages 💖

Je suis Marie, âme sensiblecréative et spirituelleneuro-atypique (THPI+TSA+TDAH), amoureuse de la vie et du bonheur.

Ancienne coach et thérapeute holistique, je suis aujourd’hui auteure et je continue d’accompagner celleux qui le souhaitent à travers mes textes, podcasts et ouvrages.


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