Comment accueillir le changement en douceur

Presque 2 mois sans rien écrire. J’ai traversé une période particulièrement difficile car j’ai dû affronter des problèmes familiaux assez sérieux. Ils ne sont pas encore résolus mais je sors un peu la tête de l’eau alors l’envie de reprendre la plume est revenue tout naturellement.

Je suis en transition, en train de sortir de mon burn-out. Mon corps m’autorise enfin quelques vraies sorties (plus loin que le pâté de maison) et quelques activités physiques (15 minutes de sport doux par-ci par-là). Autant te dire que je revis !

Ce n’est qu’un début et c’est loin d’être fluide mais après presque 2 ans allongée dans mon lit, je savoure le moindre mouvement qui n’est pas suivi d’un repos forcé. Je célèbre mon corps et ce qu’il est capable de faire en le choyant avec des soins de beauté (maintenant que j’ai retrouvé la force de les faire).

Mais ce n’est pas de cela que je voudrais te parler aujourd’hui. Le sujet du jour c’est le changement.

En tant que personne autiste, les changements et les imprévus sont assez difficiles à vivre. Le burn-out avait déjà été un peu traumatisant à ce niveau-là car il m’avait obligé à changer mes routines et habitudes. Et maintenant que je suis en train d’en sortir je dois à nouveau changer les routines et habitudes que j’avais installé pendant ces 2 ans de burn-out. Mais plus profondément, maintenant que la reprise se profile à l’horizon, je dois redéfinir ma façon d’être en activité, ma façon de travailler.

Pendant ces 2 ans j’ai appris à mieux connaître mon fonctionnement neuro-atypique et les répercussions très concrètes qu’amène ce fonctionnement cérébral particulier : besoin de solitude, besoin d’activité créatives, besoin de « silences » sensoriels, besoin à la fois de routines et de variété. Je dois maintenant adapter tout mon quotidien et prendre en compte à la fois mon haut potentiel, mon autisme et mes troubles de l’attention. Pas si facile…


Si tu n’as pas lu mon précédent article et que tu veux en savoir plus à ce sujet (clic droit pour ouvrir dans un nouvel onglet) :

Pour ce qui est du quotidien ça va. Mes enfants sont grands ils savent se gérer. Chacun a son rythme particulier et respecte celui des autres donc tout va bien, il suffit de communiquer ses besoins, ses envies et ses limites. ça roule tout seul.

Côté boulot c’est une autre paire de manche. Je dois tout redéfinir et d’une façon qui ne me convient pas forcément. Ou en tout cas qui me demande de faire le deuil de choses que j’aime si je veux mieux respecter mon bien-être et mon harmonie intérieure. Comment donc puis-je accueillir ces changements profonds en douceur ?

Je m’autorise à pleurer sur ce qui s’en va

C’est un fait, je ne suis plus en mesure d’encaisser la charge émotionnelle occasionnée par mes rendez-vous de coaching en face à face. Et pourtant j’adore ça ! En ce moment je fais le deuil de cette façon de travailler et ce n’est pas facile. Je pleure une version de moi qui ne reviendra plus. Et c’est ok, j’ai le droit. Parce que c’est toute une partie de ma vie dans laquelle j’avais investi, toute une partie de mon identité dans laquelle je me projetais, par laquelle je me définissais. Et j’y trouvais aussi une certaine estime de moi-même.

Alors j’écris beaucoup, je fais des nettoyages émotionnels. Chez moi ça consiste en une espèce de « vidange » de tout ce que je pense et ressens par rapport à ces changements nécessaires. Je prends mon carnet, mon stylo et mes mouchoirs, et je vide tout. Et chaque vidange laisse un peu plus de place pour envisager la nouveauté sous un angle plus positif. Un peu comme des nuages qui se lèvent et révèlent un paysage plus lumineux qu’il n’y paraissait.

J’appelle mes ancêtres à l’aide

ils sont toujours là pour me consoler, me conseiller et me préparer pour ce qui arrive. Alors quand j’ai fini de tout écrire sur mon carnet, je prends mes cartes oracles et je leur demande :

  • comment retrouver l’harmonie, me sentir mieux ?
  • comment soutenir cette transformation et mieux la vivre ?
  • à quoi dois-je m’attendre et quelles sont les actions à poser ?

👉 Découvre aussi cet article : Confidences sur ma médiumnité


Mes ancêtres sont au top : ils m’annoncent toujours les changements en amont, pour que je puisse m’y préparer psychologiquement. Qui aurait cru que la divination puisse être un soutien pour une personne qui a des difficultés à vivre l’imprévu sereinement ! En tout cas moi ça m’aide beaucoup.

Je m’autorise à explorer la nouveauté à mon rythme

Ce n’est pas parce que le changement est difficile qu’il faut lui tourner le dos. Cette phase est un peu comme s’approcher très lentement d’un gros chien qui nous fait peur, pour s’apercevoir ensuite qu’il est très gentil.

J’examine les nouvelles idées à la lueur des conseils reçus des anciens lors de mes tirages de cartes.

  1. Je vais voir comment font les autres, ce qui font déjà ce vers quoi je m’oriente, et ce que ça me fait ressentir
  2. J’essaye de m’imaginer dans le contexte en question, ce que je dirais, les personnes que je croiserais, leurs réactions face à ce que je propose, etc. ça se fait par petits bouts d’un moment de rêverie à l’autre, sans forcer. Je laisse mon esprit vagabonder et se promener dans ce nouveau contexte inconnu.

Mes tirages de cartes me permettent de garder les pieds sur terre car ils m’aident à définir un cadre réaliste pour ma rêverie :

  • comment je vais faire telle ou telle chose
  • comment je vais éviter tel ou tel obstacle
  • quelles peurs sont irréelles et comment les apaiser.

Ce sont aussi les questions que je poses aux anciens et auxquelles ils répondent à travers mes cartes oracles.

Je ne passe pas à l’action avant d’en ressentir l’envie

Pour moi, si l’envie n’est pas là ça veut dire que je ne suis pas prête. Agir sans envie reviendrait à me forcer, à prendre sur moi, à serrer les dents pour y arriver. Après avoir fait 3 burn-out dans ma vie, je peux te dire que ce genre d’attitude ne fait plus partie de mon fonctionnement.

Mon chemin de guérison consistait pour une grande partie, à abandonner le mode survie, c’est à dire cette attitude de lutte et de résistance perpétuelle face aux difficultés. Aujourd’hui je profite de mon énergie féminine qui m’encourage plutôt à laisser venir, à écouter mon intuition avant tout, et à agir selon mon rythme personnel. J’ai bien remarqué que je suis en meilleure santé depuis que je fonctionne comme ça. Et ça vaut pour tous les domaines de ma vie, y compris la sphère professionnelle.

Si toi aussi tu fais face à des changements difficiles

Je t’invite à suivre les 3 étapes ci-dessus, à ne pas te brusquer ni te juger négativement pour les émotions que tu traverses.

En réalité les changements sont difficiles pour tout le monde. Sinon personne n’aurait inventé de philosophie du dépassement de soi. Mais pour moi le dépassement tel qu’il est pratiqué à notre époque, c’est une fuite en avant.

Prendre le temps d’observer et de comprendre ce qu’on ressent face au changement, c’est une façon de se traiter avec l’amour et le respect qu’on mérite et aussi une façon d’éviter de créer des blessures émotionnelles qui s’accumulent avec le temps à force de « prendre sur soi », et finissent par créer des troubles plus profonds et plus longs à guérir. C’est pour moi une question d’hygiène émotionnelle.

Je te souhaite du courage et de la patience si tu traverses un moment difficile, et je te dis à bientôt pour d’autres partages 💖

Je suis Marie, âme sensiblecréative et spirituelleneuro-atypique (THPI+TSA+TDAH), amoureuse de la vie et du bonheur.

Ancienne coach et thérapeute holistique, je suis aujourd’hui auteure et je continue d’accompagner celleux qui le souhaitent à travers mes textes, podcasts et ouvrages.


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4 réponses à “Comment accueillir le changement en douceur”

  1. Coucou Marie,
    Merci beaucoup pour tes partages, ces temps-ci ✨

    En ayant un profil atypique, c’est vrai que cela semble parfois compliqué, voire même inaccessible, de trouver notre manière de travailler, à la fois douce et respectueuse de soi et, en même temps, qui nous permette de vivre de manière confortable, dans un monde qui nous met pas mal de pressions diverses…

    Commences-tu à avoir des idées de ton côté, de cette manière de travailler, pleinement respectueuse de soi, à partir de ce que tu vies et de ce que tu expérimentes ?

    Merci beaucoup à toi et douce après-midi ❤✨

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    • Coucou Julie,
      Merci pour ton commentaire 🤗
      Oui progressivement et avec l’aide des anciens, je commence à réorganiser les choses tout doucement.
      Je crois que le premier pas décisif a été pour moi d’accepter pleinement mon profil atypique et de faire le deuil des fonctionnements adoptés par la majorité (ou par moi-même quand j’ignorais mes besoins particuliers). C’est seulement après ça que j’ai pu examiner toutes les possibilité sans me juger ni en avoir peur.
      On a tendance à vouloir se fondre dans la masse et correspondre à une norme, et s’en écarter peut générer beaucoup d’insécurités. Au lieu de choisir en conscience on choisit du coup par rapport aux autres. Pas toujours évident… C’est un processus progressif qui se fait en même temps qu’une prise de conscience approfondie de ses talents et besoins en tant que personne atypique. Et bien sûr avec beaucoup d’auto-compassion et d’amour de soi.
      A bientôt Julie 💖

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